"L’état
de maturité des raisins conditionne la qualité et même
le type de vin"
E. Peynaud, 1970.
L’état de maturité du raisin et la qualité
de la cueillette sont à nos yeux les actes œnologiques
les plus déterminants pour l’avenir de nos vins.
Vingt-cinq jours environ après la véraison, toutes les
parcelles font l’objet d’au moins trois contrôles
de maturité et tous les échantillons sont dégustés
selon des protocoles bien définis.
A
la veille de la récolte, le responsable de la vinification
déguste une dernière fois les baies pour confirmer
les évolutions notées et apprécier le goût
des raisins qui doivent avoir perdu leurs caractères
herbacés et qui doivent développer tous leurs
caractères fruités variétaux.
Dans
la première quinzaine de septembre, soixante vendangeurs,
qui reviennent pour la plupart tous les ans, sont au travail.
Ils sont encadrés par un chef d’équipe qui
cumule plus de vingt campagnes. Le tri sévère
et indispensable peut commencer :
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«
Mettez dans le seau ce que vous mangeriez avec plaisir et ignorez
tout le reste !» sont les mots d’ordre journaliers pendant
les quatre à cinq semaines que durent les vendanges.
-En rouge, toutes les parcelles sont cuvées séparément.
Après un égrappage total, la vendange foulée,
au contact des seules levures du cru, est vinifiée pendant
15 à 20 jours dans une cuverie inox thermorégulée.
C’est la dégustation journalière de toutes les
cuvées qui dicte la marche à suivre.
Pour éviter toute sur extraction, le travail effectué
sur le chapeau de marc est adapté à la qualité
de la matière première.
Les fermentations malo-lactiques, qui se déroulent en cuve
ciment revêtu sont généralement achevées
avant le 15 décembre.
Une partie des vins est mis en barriques où il va être
élevé pendant un an.
Courant
février, chaque cuve est dégustée dans
le but de constituer les futures cuvées.
C’est un travail minutieux qui mobilise toute l’énergie
des propriétaires et des œnologues afin que le mariage,
aboutissement d’une année d’efforts, soit
parfaitement l’expression du terroir de Vaudieu dans une
année précise.
-Les parcelles de vignes blanches sont ramassées au petit
matin pour bénéficier des températures
fraîches et limiter les phénomènes d’oxydation. |
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La grappe de raisin arrive intègre au chai moins d’une
demi-heure après qu’elle ait été cueillie
et mise en caissettes.
Après un pressurage pneumatique en grappes entières,
le moût est débourbé une nuit à 14°C.
La fermentation dure 8 à 10 jours avec des températures
maîtrisées entre 18 et 22°C.
Une partie des vieilles roussanes fermente en barriques. Elles sont
élevées ensuite avec un batônnage tous les 15
jours jusqu’au mois de mars.
Au mois de janvier, les assemblages concrétisent tous nos efforts
et confortent notre plaisir d’élaborer de grands vins
blancs de garde.
Les vins rouges sont élevés entre 6 et 18 mois suivant
l’épanouissement et le « fondu » des arômes
et suivant l’homogénéisation des saveurs (tanin,
acidité, moelleux).
Les
vins blancs se débarrassent naturellement de leurs excès
de tartre grâce au froid de l’hiver.
Ils sont embouteillés au mois de mars.
Avec ou sans filtration, toutes les bouteilles du Château
et les seconds vins sont des « mises au domaine ».
Les vins en bouteilles sont conservés à température
constante (16°C), à l’abri de la lumière.
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